Alzheimer et conduite automobile

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Si continuer à conduire leur véhicule permet aux malades Alzheimer de conserver leur autonomie, cette pratique n’en reste pas moins dangereuse, tant pour eux-mêmes que pour autrui. En effet, bien qu’aucune loi n’interdise au malade de prendre le volant, cela reste une activité qui nécessite une bonne mémoire. La perte de cette dernière peut être un facteur de graves accidents de la route.

Pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, continuer à conduire est un luxe. Cela leur permet de continuer à entretenir des liens sociaux et de conserver leur autonomie. Cependant, à mesure que la maladie gagne du terrain, la conduite devient dangereuse pour elle comme pour tous les autres usagers de la route. En effet, si conduire est une affaire de réflexes, les malades Alzheimer n’en ont plus beaucoup et ne peuvent pas conserver l’attention particulière que cette activité nécessite. La perception de l’espace et du temps, l’anticipation et la réactivité, qui sont des réflexes acquits, semblent s’effacer devant cette maladie. Le conducteur n’est plus en mesure de garder son calme et de prendre des décisions adaptées, ou même de se souvenir du code de la route et des priorités. À mesure qu’elle évolue, cette maladie altère les capacités du conducteur et multiplie le risque d’accident routier par cinq.

Les personnes atteintes d’Alzheimer éprouvent petit à petit des difficultés à conduire, mais ne se penchent pas davantage sur le problème. Il arrive également que ces personnes ne s’en rendent pas compte et de ce fait, ne cessent jamais de prendre le volant de leur propre fait. Les proches du malade doivent être à l’écoute et ne doivent pas négliger les signaux qui doivent leur servir d’avertissement. Par exemple, le fait que le véhicule subisse de plus en plus souvent quelques altercations mineures, éraflures ou bosses. De même, lorsque la personne malade confond la droite de la gauche, oublie sa priorité, accélère au lieu de freiner, se perd en revenant de chez l’épicier et oublie le Code de la route, il est également temps d’arrêter. Un rendez-vous chez un neurologue reste la meilleure alternative pour prendre une décision. Il peut également arriver que le malade oublie son interdiction de conduire, de ce fait, mieux vaut que les clés restent cachées.

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